Arrête de ramer ! On attaque la vaisselle..

La suite ?

le 29/11/2005 à 17h20
Vincent,

Ta demande me surprend sans me surprendre. Tu en as mis du temps pour cet épisode numéro deux, le premier étant celui que tu m’as offert en public devant la juge.

Je m’y attendais oui,  mais ce n’est pas pour autant que j’ai réfléchi à la réponse que j’allais te donner quand le moment se présenterait.  Je ne suis pas contre le fait de partager un repas, d’échanger autrement que par avocat ou par enfant interposé.

Je sais que tu n’as pas de travail en ce moment, quelque part je suis contente que tu aies arrêté ce job qui ne te convenait plus. Tu n’as jamais voulu être commercial, je me souviens, quand on s’est connus, tu travaillais à fond pour obtenir ton diplôme de comptabilité. Tu te voyais bien aux rennes d’un cabinet comptable, tu avais de l’ambition Vincent.

Puis après l’échec, tu t’es mis à travailler « alimentaire » comme tu aimes dire et l’ambition et les rêves sont partis avec. Il t’es même arrivé de me reprocher ma passion pour mon travail. Tout d’abord j’aime ce que je fais, j’aime tous ces enfants auxquels j’ai l’impression d’apporter quelque chose, j’aime leurs yeux brillants quand ils réussissent enfin à lire ou à écrire sans mon aide.

Vincent, dès que j’ai commencé à travailler je t’ai proposé de représenter tes examens mais tu étais déjà sur une autre planète : la planète Ducros ou on t’avait promis monts et merveilles mais surtout des promotions et des avancements qui ne sont jamais venus.

Te souviens-tu du directeur qui t’avait promis de financer une année d’études pour que tu aies enfin ton diplôme en te proposant explicitement le poste de directeur financier, comment s’appelait-il déjà ?  Henry ! oui,  c’est ça Raymond Henry, très vieille France, très paternaliste, pour mieux t’embobiner, comme ses successeurs d’ailleurs. C’est à lui qu’on doit la première restructuration si ma mémoire est bonne. C’est à lui que tu dois aussi l’élargissement des secteurs et c’est à lui que je dois ta première tromperie vincent. Tu crois que je ne me suis jamais doutée de rien, mais si, j’ai simplement choisi de laisser passer le temps, seule arme efficace contre ce genre d’aventures. Je connais même son prénom Vincent. Les suivantes bien sur, ne sont pas du ressort de Monsieur Henry mais seulement du tien.

Sans rancune, j’ai eu moi aussi envie d’aller voir ailleurs, juste et surtout pour te faire du mal. Je ne l’ai pas fait, pas au-delà du stade du flirt. Notre vie, ce que nous avions voulu et construit ensemble,  était trop importante à mes yeux.

Les enfants ne m’ont pas du tout parlé de votre week-end, tu les sens détendus mais moi je n’ai pas senti de différence. Agathe râlait parce qu’elle avait prévu un week-end avec Amandine et qu’elle devait aller chez toi, Alexandre, lui, n’est jamais content, chez toi ou chez moi c’est pareil. Il ne sait jamais quoi faire de son cadavre et passe ses journées à se disputer et à se réconcilier avec Laura.

Donc tu vois, rien de neuf sous l’horizon conjugal. Tu me manques, oui, à certains moments, le matin au réveil par exemple…

Sinon, je me suis plutôt bien habituée à cette nouvelle vie.

Je préférerai plutôt que de reprendre un rythme normal, que nous prenions un rendez-vous tous les deux et en terrain neutre. Je te laisse le soin de choisir le restaurant.

 

Ce n’est pas que je ne t’aime pas, ce n’est pas que je ne t’aime plus mais je crois qu’il est préférable que nous reprenions contact tout doucement, très doucement.

 

Je t’embrasse

 

Marianne

c'est moi, enfin !

le 25/11/2005 à 08h44

Dis est ce que tu crois qu’il est envisageable qu’un jour prochain je puisse réintégrer ce qu’on appelait autrefois le domicile conjugal ? Je ne sais pas exactement ce que sera ta réponse. Je sais que les miennes sont longues à arriver mais bon, ça prend du temps de s’occuper d’un blog comme les jeunes disent, même si c’est effectivement le nom donné à ces endroits, et je vois que nous avons des « fans ». Honnêtement je ne pensais pas que ça pourrait intéresser qui que ce soi, et pourtant. Je me demande si notre histoire n’inspire pas d’autres vocations à s’étaler sur un écran. Je ne sais, mais après tout qu’est ce que ça peut faire.


Tu sais que j’ai quitté cette boite où à force de vendre de l’herbe aromatique, j’ai l’impression d’en avoir trop snifer et que ça a délabré mes neurones, déjà que je n’en avais pas beaucoup.


Tu sais également que je ne suis pas sorti de cette foutue dépression, et qu’en plus de tout ça, je suis toujours au chômage. Si tu acceptais de me « reprendre » tu vois quel fardeau tu aurais sur le dos ? Au moins on ne pourra pas dire que je ne t’aurais pas prévenu. Oui je sais on appelle ça du cynisme, il paraît que j’en fais de plus en plus. La vie se charge bien souvent de nous obliger à devenir cynique. C’est comme ça, indépendant de notre volonté, je ne sais. En tout cas, j’ai tout de même ce désir de vouloir m’en sortir. Je trouve que ça fait un sacré pas, par rapport à ce que j’ai pu être ces derniers mois. Oui je sais je t’ai étonné devant le juge, devant nos avocats, mes mots n’étaient pas ceux de quelqu’un qui va divorcer, qui veut se séparer de l’être qu’il a choisi il y a déjà tant d’années. Je me demande même si c’était moi qui les prononçait, qui les sortait de ma tête ? Et pourtant faut bien se rendre à l’évidence, c’était bien moi. C’est sûr que le juge fut tellement surpris, qu’il n’ a pu prendre de décision finale lors de notre conciliation. Je ne sais pas si on a déjà vu ça dans les affaires de divorce ! J’innove alors !! J’en serais presque fier, pour une fois que je suis fier de quelque chose, si ce n’est mes enfants.


Je les ai eu le week end dernier, et j’ai senti qu’ils étaient plus détendus avec moi, j’allais presque dire plus cool. Je ne pense pas avoir changé quoi que ce soit à mon comportement envers eux, ou alors quelque chose qu’ils sentent en moi. Je ne sais, mon psy dit que j’ai un sentiment en moi refoulé, d’amour filiale. Voilà maintenant qu’il veut mettre ce que j’ai, sur le dos de mes parents. Je sais que tout vient de l’enfance, mais tout de même, de là à dire que je suis en manque d’amour filiale, faut le faire ? J’ai hésité à lui mettre son carnet de note en travers la gueule en fait. Et puis non, je me suis dit, et si c’était vrai ? Qu’en penses tu toi ? D’ailleurs est ce qu’on a vraiment parlé de nos jeunesses respectives, de nos parents, de ce qu’on a pu vivre avant notre rencontre ? Je veux dire sérieusement, pas les ce qu’on a pu se dire sur nous pour faire connaissance, puisqu’après c’est bien connu, on ne se dit plus rien !


En tout cas ton dernier tout petit article sur notre blog m’a touché.. Tu te rends compte, tu me touches encore !! Donc voilà, je t’ai écrit, je t’ai encore livré un peu de mes états d’âme tellement passionnante, tellement !!!  Ma demande de revenir chez «  toi » est toujours valable.. peut être une approche, un repas avec les enfants, et puis je rentrerais chez « moi ». Et puis peut être passer un week end !!  C’est fou ça ! je viendrais peut être un week end sur deux !! j’en rirais presque là, comme le droit de visite des enfants !! quand ils seront chez moi, tu viendras avec eux, et quand ça sera le week end où je ne les ai pas, je viendrais chez vous !!! non ? on ne peut pas faire ça ?  Au moins ça m’aura mis de bonne humeur  de rire comme ça.. Ne crois tu pas que ce soit un bon début ?


Et bien voilà, je vais arrêter là cet article ( on se croirait au figaro magazine ).


Je te salue Marianne !


 


 

Manque

le 24/10/2005 à 15h31


Ecris-moi Vincent !


Tu me manques


Marianne


Sur le cul !

le 17/10/2005 à 17h34
 

Vincent je suis sur le cul, oui. Je sais que l’expression va t’étonner dans la bouche d’une instit. Qu’est-ce qu’il t ‘a pris ce matin devant la juge de dire que tu n’étais pas d’accord pour divorcer ?  Et ensuite de continuer avec cette avalanche de mots tendres, devant les avocats et devant la juge. Tu m’as fait rougir comme lors de nos premières rencontres d’adolescents.

Tu as raison Vincent, on ne peut pas balayer toutes ces années de vie commune d’un revers de la main. Tu crois que je ne vois pas les agissements de l’entourage mais je les vois. Nos vrais amis nous soutiennent tous les deux, les autres, le voisinage, les connaissances rajoutent de l’huile sur le feu, à croire qu’ils s’ennuient dans leurs vies, à croire qu’ils n’ont pas le courage de faire eux aussi leur crise. Je suis d’accord avec toi quand tu dis qu’une crise peut aussi être constructive. Par contre, je ne vois pas trop comment nous allons mettre cette construction à l’œuvre. Il y a des choses qui se sont cassées. Nous avons fait de la casse. Trop ? C’est à toi de me le dire. La seule chose dont je sois certaine cet après-midi Vincent, c’est que pendant ta déclaration d’amour dans le bureau du juge j’avais les larmes aux yeux, des larmes de bonheur, les jambes en coton et le cœur qui battait la chamade. J’ ai eu envie de te sauter au cou, de te prendre dans mes bras, de t’embrasser….  Mais je ne l’ai pas fait. Ne me demandes pas pourquoi, moi même je l’ignore. Peut-être je me suis retenue devant les avocats et la juge mais je n’y crois pas. Je crois plutôt qu’il y a une fracture en nous et qu’il va falloir se donner du temps pour savoir si nous pouvons ou pas repartir encore pour quelque temps ou pourquoi pas pour le restant de nos vies.

 

Je t’aime Vincent, je n’ai jamais cessé de t’aimer !

 

Marianne

 

 

 

Marianne ça déconne

le 30/09/2005 à 14h01

Dernières pensées du jour


 


 


Mais comment ce fait il que tu te préoccupes de ce que je vais faire ? Comment ce fait il que les enfants soient inquiets à ce point là ? Est ce que vous auriez peur que je ne puisse plus subvenir à une quelconque pension alimentaire ? Est ce que mes deux enfants chéris, auraient peur que leur père chéri, ne puisse plus leur acheter les dernières fringues qu’ils désireraient ?


Est ce que quelqu’un a pensé à moi dans tout ça ? Est ce que quelqu’un sait que ça fait des années que je me fais chier, car c’est le mot, dans un boulot qui m’oppresse, qui m’étouffe, qui m’asphyxie ? Et pourtant je crois bien que je vous l’ai fait assez payer, si je lis bien tout ce que tu as pu écrire. Ma mauvaise humeur, mes coups de gueule, mes cris, mes accès de solitude devenus de plus en plus fréquent. N’est ce pas des signes précurseurs d’un état que l’on appelle dépression ? Mais si tu le sais par cœur Marianne, mais si. Tu le sais que je ne vais pas très bien, mais je te rassure, je me soigne, et d’ailleurs je commence à y voir de mieux en mieux dans ma vie. Je vis seul reclus. Je bosse chez ces cons la journée, je rentre dans mon petit « chez moi » le soir, je dors ( peu ), et je me lève le matin, et je recommence le train train quotidien qui rythme ma vie. Oh je sais bien que tu vas me dire, haut et fort ! «  et moi » avec les enfants, la maison à tenir ( je te l’ai laissé, mais on peu échangé les  6 pièces contre mon studio si tu veux), et tout et tout. Je sais, et d’ailleurs je le sais par cœur, tu me l’as assez serinée durant des années durant. Je ne sais pas si j’aurais le courage d’aller au bout de mon envi de vouloir changer ma vie, de vouloir quitter mon boulot de merde, je ne sais pas. Je sais bien qu’il faut que je mange, qu’il faut que j’aide les enfants, toi accessoirement…


Un autre truc qui me fait bondir.. C’est quoi ces histoires où tu me dis que je te rabaisse aux yeux des gens qui ont pu nous connaître ?  Que je te dénigre ? Franchement, tu me crois capable de ça ? Je serais toi, je commencerais à regarder autour de moi, et à voir qui est de ton côté, et qui est du mien, comme ci il devait y avoir un côté à choisir. Ils étaient bien avec nous quand nous étions ensemble, aujourd’hui ils doivent choisir ? Et le pire c’est qu’apparemment ils l’ont fait, tous du tien.. mais méfie toi Marianne, méfie toi, de ce qu’on peut bien te dire, de ce qu’on veut bien me faire dire. Tout ce qu’on me fait dire, ne sort pas de ma bouche.


Je ne suis plus ton Vincent ? non c’est vrai ? Sans blague ? Est ce que je l’étais encore quand je m’enfonçais doucement, inexorablement vers ma chute mentale. Je ne sais même pas répondre à cette question. Certain dirait, « ah ben rien n’est perdu » Ouais si on veut, à la vue des papiers que je viens de recevoir ce midi, notre rendez vous devant le juge pour la conciliation, ce mot décidément me fera toujours rire dans les divorces, est toujours prévu au jeudi 13 octobre à 11h15.  


Enfin quelqu’un qui va peut être m’écouter. Quoi que je doute un peu, c’est une femme ! Madame le juge va certainement prendre le parti d’une de ces congénères en détresse. Je ne suis pas sûr qu’elle décèle la mienne.


 


Alors que fait on Marianne ? On continu de se déchirer ou est ce qu’on devient intelligent ?


 


 


Vincent


 


 

Oui Vincent

le 15/09/2005 à 15h29
Oui Vincent, ça fait un bail comme tu dis !

Nous ne nous parlons plus que par enfant interposé. J’en avais même oublié ce blog, notre défouloir. Tu crois qu’il y a encore des raisons de se défouler ?

C’est cassé Vincent, cassé et  je crains fort que ce soit définitif.

Puis que c’est ici que tu t’épanches, que tu exposes ton malheur aux yeux de nos lecteurs, tous ces inconnus, c’est ici que je vais te répondre. Je ne vais pas étaler mes états d’âme, il n’y a plus rien à réparer. Tu as commis l’irréparable.

Oui ! Toi le grand seigneur…

Notre entourage ne voit que les signes extérieurs de cette séparation, c’est sur, tu m’as laissé les apparences, la maison, la voiture… mais tu oublies de préciser que tu m’as laissé les crédits qui vont avec. Passons sur ce détail….  Je ne voudrais pas entacher ta réputation.

Mais, sois lucide et honnête Vincent, tu utilises les enfants.

Sais tu dans quel état me laissent leurs commentaires quand ils rentrent de chez toi ?

Vincent, tu as demandé le divorce, tu as proposé que je garde la maison, explique-moi pourquoi les enfants racontent que je t’ai mis dehors et que tu es obligé d’habiter un minable petit appartement limite insalubre ou ils n’ont même pas une chambre chacun…

Tu m’expliques ?

Expliques-moi aussi à y être pourquoi ta voiture est garée le soir avec toi dedans devant la maison … pas pour venir me voir ou voir les enfants puis que tu ne quittes pas la voiture..

Et le travail Vincent ? et le travail ???

Tu démissionnes ! Voilà comme ça , sur un coup de tête..

Alex et Agathe sont vraiment inquiets pour toi, moi aussi malgré la colère.

Ou vas tu Vincent ?

Que vas tu devenir ?

Pourquoi tu ne ressembles plus à mon Vincent ?

 

Marianne

renouveau ?

le 10/09/2005 à 09h29
ça fait un bail non?

je pense qu'ilfallait bien que l'un de nous deux arrivent à réécrire ici. Qui allait faire le premier pas? Toi, moi. J'ai quitté la maison, je te l'ai laissé. J'ai entendu dire ça et là, que j'étais "grand seigneur" ouais, peut être, je ne sais, j'ai surtout pensé aux enfants. Vivant avec toi, ils seraient très certainement bien mieux dans leur univers. Ils y ont leurs habitudes, leurs amis.
Moi c'est dans un modeste petit F2 que je vis, évidement ça me change de l'espace de la maison, mais bon, ça me suffit. Juste le soucis du couchage pour les enfants quand ils viennent. C'est pour ça que je ne les garde pas à dormir. Où les mettrais je? Je n'ai pas les moyens de me payer autre chose que ça!
Le divorce avance à grand pas, le fait que nous ayons décidé que ça se passe à l'amiable, est sans doute une bonne chose, ça évitera bien des soucis et des tourments.  C'est une bizarre idée également de vouloir garder également cet endroit, où nous nous épenchons mutuellement. Je relis les premiers textes que nous avions couchés sur ce blog. Ma première réflexion qui me vient en tête, c'est le gachis! oui le gachis de nos vies, de nos envies. Un réel gachis dû à je ne sais qui. Je ne pourrais jeter la pierre à personne, ni toi, ni moi, mais à qui alors? je te laisse le soin de répondre à cette question, si toute fois tu lis encore ces lignes.
Tu dois sentir un peu de mélancolie dans ce texte, peut être qu'il y en a oui. Ce sont les mots d'un homme qui est seul, sur une table basse de salon, avec en bruit de fond la télé qui fonctionne en sourdine, en ce samedi matin, et qui regarde derrière lui ce que fut sa vie..  Pas grand chose, en réalité, oui pas grand chose. Mes enfants pourraient ils être fiers de leur père? j'en doute.
En tout cas, élève les, le mieux possible, même si ils sont grands maintenant, je crois qu'ils ont toujours besoin qu'on leur tienne la main parfois.
un peu de nouvelle de mon job un peu. je compte vraiment démissionner. Je suis las d'être exploité. Je n'ai qu'un seul soucis, quoi faire d'autre? Je réfléchis à tout ça, et bien ce n'est pas simple.
Voilà, j'arrête là de te passer par ondes interposées, mon ennui mortel.

à plus.

la procédure arrive

le 01/07/2005 à 07h52
Ca fait un moment que je ne suis pas venu faire un tour sur ce blog. Et dire que c’est toi qui en a eu l’idée. Tant mieux diront certains, moi je dis que c’est ridicule ! nous n’avons pas été capable d’aller au delà de nos emmerdes, et il faut qu’on les étale ici, sur du pseudo papier, à le vue de tout le monde, de la terre entière peut être. Encore heureux que les chinois ne lisent pas le français dans leur grande majorité, car même au pied de la grande muraille, ils sauraient que nous allons divorcer. La grande muraille qui s’est refermée sur notre vie, sur ce qui aurait pû être la plus belle histoire d’amour de la terre !! et bien non raté ! ça ne sera pas notre histoire qui sera élue « méga histoire d’amour du siècle « et non Marianne, rien de tout ça . nous serons dans 2 semaines dans le bureau du juge pour la conciliation. Ha ha, la conciliation, quel moment hypocrite qui ne sert à rien. Tout est décidé, qu’est ce que nous allons concilier ? la façon dont on va se déchirer ? la façon dont nous allons couper la maison en deux, les biens en deux, les enfants en deux ? ah oui nous allons faire ça oui. Je ne sais pas si ton avocat t’a fait part de ce que je désirais, par le biais du mien ? je te laisse la maison, avoue que je suis grand seigneur là !! et en plus je te laisse les enfants !! ho la chance que tu as ! Je ne veux surtout pas les priver du bonheur du nid familiale que fut cette maison. Ils ont leur chambre respective, ils y ont leurs habitudes, qu’ils y restent ! Et ne va pas imaginer que je me déleste des charges, que je te laisse l’éducation de nos rejetons ! non rien de tout ça, mais vois tu, j’ai envi de changer de vie. Je change de femme, même si je n’ai pas encore trouvé l’autre.. je change de maison, je change de métier.. ah oui, dans ma folie j’ai filé ma démission !! c’est bête non ? ne serait ce que pour la pension alimentaire, ah ben oui, je vais pas pouvoir dans un premier temps. comment vas tu te débrouiller ? en fait c’est la seule chose qui m’ennuie réellement. Vas tu t’en sortir ? les enfants vont ils avoir ce qu’ils désirent ? des question importantes certes, mais je n’allais pas continuer à me pourrir la vie chez ce connard de fabriquant de fines herbes à la con !! alors on verra bien. Je ferais le maximum tu le sais pour Agathe et Alex. Mais il va falloir être patiente Marianne. J’ai mis du temps à réaliser à quel point ce coin douillet que fut ce foyer, n’avait rien d’un nid, non un épais voile sombre s’y était abattu depuis longtemps. La gaité, la joie de vivre n’y étaient plus depuis fort longtemps. Est ce qu’il faut chercher une responsabilité quelconque à qui que ce soit ? je ne sais pas si ça vaut le coup ! Je suis persuadé que nos avocats vont se charger de nous faire nous entre déchirer ! Ah il faut s’attendre à des heures peu glorieuses Marianne, serons nous intelligents ? non ? oui ? on va dire « qui vivra, verra «

Divorce

le 07/06/2005 à 19h13
Vincent,

Au moins je ne suis pas passée pour rien aujourd’hui !!!
Tu divorces ? et bien moi aussi !!!
Je me disais que ça serait une bonne surprise pour la fête des pères. Ce n’est pas que je ne t’aime plus, je t’aime mais je ne te supporte plus, je ne nous supporte plus.

Je ne parle plus, non ! On dirait que la vapeur s’est inversée chez nous. Tu ne me parles pas non plus….

J’espérais sincèrement que tu viendrais ici m’écrire. Je suis passée presque tous les jours et rien ou pas grand chose. On ne parle même pas boulot. Le mien m’épuise, c’est pareil tous les ans… les cadeaux de la fête des mères et ceux de la fête des pères, les conseils de classe et les parents !!!!

Au moins nous sommes fixés, par blog interposé. Tu ne devrais pas tarder à recevoir la lettre de notification : je demande le divorce. On ne vit plus Vincent, ce n’est pas une vie notre situation actuelle !!!
Je ne sais pas ou tu en es dans tes démarches mais moi j’ai bien avancé de mon côté.

C’est complètement ridicule Vincent !
Tu crois que c’est ici que nous allons aborder le sujet ?
Faudrait le faire face à face à la fin !

Tu as pensé aux enfants ? Faudra bien le leur dire, quoi qu’à leur age ils doivent bien se douter de quelque chose. Tu ne manges plus à la maison le soir, tu ne parles plus, à personne !!! Je ne sais plus quoi faire et bien j’abandonne ! Je divorce, par consentement ou sans consentement je me tire moi. Assez c’est assez ! J’ai même demandé ma mutation, des fois que ça aide. J’ai envie de vivre, envie de village et de logement de fonction. Je l’ai voulue cette maison. J’ai eu tord ce n’est pas une maison qui soude un couple, un bébé non plus d’ailleurs. Te souviens-tu que tu avais envie d’un bébé avant qu’on fasse construire ?
La vie ce n’est pas ça ! Et ce foutu gazon qui nous pourrit les week-ends ? A moins que le gazon te serve à ne pas sortir avec moi, à ne pas sortir puis que je ne sors pas sans toi.

Ce soir tu rentreras encore tard, je dormirai déjà et ce sera une nouvelle journée sans un mot. Sans un bisou, sans un sourire.

Je n’ai même plus envie de comprendre maintenant. Je prends le large. Nos avocats se chargeront de tout si tu veux t’obstiner à ne pas parler.

A bientôt ! ICI je suppose…

trop c'est trop

le 05/06/2005 à 20h51
j'ai été voir un avocat..
je demande le divorce. on a coutume de dire que ce sont les femmes qui demandent le divorce. généralement les mecs se tirent avec une nouvelle nana, et basta, laisse aux femmes les démarches pour faire la demande, et bien moi non. j'ai pas d'autres nanas, j'ai personne. de toute façon j'ai fait des efforts, elle ne me parle plus! elle doit avoir quelqu'un d'autre. grand bien lui fasse! moi je m'en vais!!

ca ne parle plus

le 11/05/2005 à 17h24
je ne sais pas ce qu'elle a en ce moment. elle est rentré de son séjour, et silence total! enfin ici. je ne sais pas trop ce qu'elle a. en fait je n'ai pas été au devant d'elle pour le lui demander. un soucis professionnel? ça m'étonnerait, je ne vois pas ce qu'on peut avoir comme soucis professionnel en étant instit. quoi que je sens qu'elle va hurler si elle lit ça. mais bon tant pis.. je l'ai dit, faut que j'assume..mdrr.. tient je ris!! les pilules bleus, vertes, de toutes les couleurs, ça doit être ça.
je reprends le boulot lundi. j'ai envi comme d'aller me faire pendre. je vais peut être doubler la dose de pilule, juste histoire de faire passer la pilule du boulot celle là. je fais de l'humour en plus. c'est pas beau ça?
enfin bon, si je continue à faire des monologues, je vais peut être me mettre à faire un blog à moi tout seul. après tout c'est rigolo ce truc. tient une question comme ça, est ce qu'agathe et Alex en on fait un? ça serait bizarre de tomber dessus. qu'est ce qu'ils pourraient bien écrire sur ce genre de truc? est ce qu'ils critiqueraint leur parents?je suis sûr que si!!! bah après tout je critiquais aussi à leur age moi.
mais ne pas savoir, arrfff c'est terrible!! tout comme je ne sais pas avec marianne...
tant pis!

une semaine tranquille

le 29/04/2005 à 13h01
Cette semaine sans Marianne, aura été plutôt bien ! les gosses se sont relativement bien comportés, il n’y a pas eu d’anicroches trop importantes, bref j’ai géré, c’est que c’était pas si mal que ça. Maintenant Marianne va revenir, j’espère pas trop fatiguée, parce que ça m’ennuierait qu’elle soit de très mauvaise humeur, je suis cool, zen, j’aimerais pas basculer de l’autre côté. Je sais pas si ce sont ces petites pilules bleues qui me font cet effet, mais alors je suis vraiment zen. Qui va s’en plaindre ? certainement pas moi, et j’imagine certainement pas les gosses. Pour une fois que leur père ne leur gueule pas dessus pour un oui pour un non. Je me demande si je ne vais pas prolonger le traitement plus longtemps, après tout on ne sait jamais. Si, lorsque je vais arrêter, je replonge ? Si je redeviens comme avant ? A quoi m’aura servit tout ça ? A quoi ça aura servit que je me tape ces médocs, et ces consultations ? Non non je ne vais pas arrêter !!! Je vais continuer, et là, j’entends déjà Marianne qui me dira « tu devrais demander l’avis du médecin tout de même » Evidement que je vais lui demander, de toute façon, à moins d’avoir une combine, c’est sur ordonnance ces pilules. Bon en même temps je ne suis pas encore là, j’ai trois mois de traitement, ça devrait l’faire. Reste que la semaine prochaine je reprends le boulot, et ça, ça m’angoisse plutôt qu’autre chose. Je sais déjà ce que je vais me prendre dans la tronche, de les avoir abandonné en pleine clôture mensuelle. De toute façon c’est pour faire chier le personnel qu’on est convoqué pour ces putains de clôtures, qu’est ce qu’on en a à faire nous des clôtures ? nous on est là pour remplir des rayons de nos petites épices à la con ! En plus j’en achète jamais de ces épices, rien que pour le principe, c’est con je sais mais c’est comme ça ! Voilà je repense au boulot et je m’énerve… Aller calme calme, tout doux, relax, déjà d’entrée tu vas poser ton lundi de pentecôte rien que pour leur faire voir que tu n’es pas d’accord avec Raffarin. Je ris, je vais devenir le rebelle de chez Ducros, il va se décarcasser pour moi Ducros quand je serais mort ? Non alors je vais moi, me décarcasser pour moi même. Je vais peut être même tenter de reprendre les rennes de cette maison, enfin bon si Marianne m’en laisse le loisir, parce que si elle veut tout diriger comme d’habitude et ben elle continuera à le faire et ira en plus ce faire voir chez les grecs si j’y suis !! Je vais plus me laisser bouffer par la vie, je vais penser un peu à moi.
Non mais sans blague, c’est vrai que ça fait du bien une semaine tranquille chez soi. Il aurait juste fallu que les gosses soient ailleurs, mais bon je vais pas être méchant, ils ont été sympas.
Trop d’ailleurs, je soupçonne quelques revendications qui vont pas tarder à arriver.
En plus il y a du soleil, et j’entends des oiseaux qui chantent dans le jardin. Ca fait combien de temps que je n’ai pas entendu d’oiseaux chanter dans mon jardin moi ?

Vincent

drole d'idee

le 23/04/2005 à 08h27
Drôle d’idée

Pourquoi ai je accepté de faire ce blog, c’est comme ça que ça s’appelle, cet espace. Je me pose encore la question, moi à mon age faire un truc d’ado attardé, en manque de tendresse, en manque d’identité, moi je me suis fourvoyé dans ce truc. Le pire c’est que maintenant Elle s’est prise sérieusement au jeu, et passe obligatoirement sur lexode pour savoir si j’ai répondu. Drôle d’idée que de se parler par blog interposé, c’est tout de même fou, est cela l’avenir de l’homme et de la femme ? Ne plus se parler, juste s’écrire par messagerie interposée. Je n’ose y croire, en attendant ça m’évite d’avoir de longues discussions avec Elle, et de ne savoir quoi dire, ni ce que je dois avouer ou non. C’est que j’ai des choses qui me sont très personnelles, qui ne regardent absolument personne même pas les miens. Des choses qui sont enfouis depuis tellement longtemps, que je ne saurais même pas comment faire pour les aborder. Si Marianne lit ceci, elle dira « et bien tout simplement en commençant par le début « oui c’est vrai, mais encore faut il pouvoir commencer. Un psy ça serait bien, mais je n’ai pas envi, je ne suis pas fou !!! oui je l’entends aussi dire, « mais c’est pas forcément pour les fous ou je ne sais quoi « oui oui je sais je sais, mais j’ai pas envi d’y aller !!! Tout simplement pas envi d’y aller.
Je sais que je ne parle à personne, je sais que je dors tout le temps, mais bon j’ai le droit de me reposer tout de même ? J’ai le droit de souffler…. Je sais que Marianne part en classe transplantée la semaine prochaine, ça va lui faire des petites vacances et à moi avec, restera Agathe et Alex, qui se pose des questions, parce qu’il s’inquiète pour son père ? Je le pensais plus distant, plus au dessus de tout ça. Je vais de surprise en surprise dans cette famille. Je me demande si c’est moi qui suit le plus atteint par le syndrome de l’ennui.
Je me demande ce que ça donnerait si je me faisais psychanalyser ? Y en a des choses qui sortiraient, ou peut être pas, qui sait ? Que de question qui déboulent dans ma tête à cent à l’heure. Enfin bon pour le moment je vais dormir encore un peu.. Dormir, Dormir. Qu’est ce que ça fait du bien de dormir, même si j’ai l’impression que je suis toujours fatigué. Est ce que quelqu’un se rends compte que je suis fatigué ? that’s is the question !
En tout cas heureusement que le repas de dimanche midi est annulé, je ne me sentais pas la force d’affronter encore les parents de Marianne et surtout sa conne de tante Elise, ah non ça, moi non plus je ne la supporte pas, avec ses certitudes sur la vie, comme ci j’avais l’age d’écouter ça. Il y a t’il un age d’ailleurs pour écouter les conseils des anciens ? Je ne le pense pas. Dans les tribus africaines, on écoute toujours les conseils des anciens, ce sont les sages, ceux qui détiennent le savoir, et si j’allais me perdre dans une tribu africaine moi ? Moi pauvre blanc perdu au milieu de tout ces gens, j’aurais l’air chouette. Décidément je n’aurais ma place nulle part, à croire que celle qui est la mienne actuellement, est celle qui m’était choisi depuis mon enfance, marié, deux enfants, une maison, un jardin, un job, la vie quoi !! Et quelle vie !!! J’aimerais bien que mes petites pilules bleues commencent à me faire de l’effet moi, j’aimerais bien voir des éléphants roses, des papillons qui virvoltent, des fleurs qui sentent si bon, du ciel bleu, la mer, la montagne, j’aimerais planer, divaguer, errer, marcher, nager, voler, battre des ailes pour monter très haut dans l’azur. Voilà que je fais poète maintenant, pense plutôt à ta reconversion dans la feignantise et dans l’art d’être un grand malade devant l’éternel. Je vais changer d’attitude au boulot moi quand je le reprendrais, ça y a pas de doute la dessus. Je vais changer ! m’auront plus à courir partout, tout le temps.. Et si ça me permettait de reprendre un peu les rennes de ma vie, et peut être ceux de cette maison que j’ai voulu pourtant bon sang bon dieu de bordel… oui je l’ai voulu, mais bon, pour le moment j’ai simplement envi de dormir. Dormir, voilà un joli verbe. Laissez moi dormir encore un peu..

Vincent

Je suis là

le 21/04/2005 à 19h59
Je suis contente que tu sois à la maison Vincent. Même si tu dors tout le temps ou presque quand je suis là. Tu vois, il est jeudi, normalement je serais en train de t’attendre en ce moment. Rien n’a vraiment changé, je suis là à corriger mes évaluations de maths mais toi tu es déjà là et pas sur la route. Pas de tête-à-tête, pas de discussion, même pas d’échange.
Mon repas de chez le Chinois est encore dans le frigo et va finir par partir à la poubelle, les enfants n’aiment pas et toi tu manges de tout sauf des vrais repas en ce moment.
Des Prince ! Des Bichoco !C’est ta nourriture du moment…..
Tu ne parles à personne, même pas à Alex. Tu sais, il commence à se poser des questions et même à m’en poser, je lui ai expliqué que le travail t’épuisait.
Vincent, je sais que tu me lis ici, je ne te demande pas de me parler si tu n’en as pas envie mais j’espère au fond de moi que tu m’expliqueras un peu ici sur le blog ce qui se passe dans ta tête.
Pourquoi penses-tu que nous ne restons ensemble que pour les enfants ?
Je te rends malheureux Vincent ?
Reposes-toi mon amour, tu as besoin de repos, de sommeil réparateur.
Tu as tout le temps pour le faire, tu n’as jamais demandé d’arrêt maladie depuis que tu travailles. A la maison tu seras tranquille, seul pratiquement toute la journée, puis, nous serons là les enfants et moi pour te dorloter si tu en as envie.
Je voulais juste te dire que je suis contente que tu sois à la maison pour quelques jours, que j’aime te retrouver le soir, j’aime que tu sois là.
Je t’aime Vincent.

J’allais oublier, j’ai annulé le repas de dimanche midi chez mes parents, il y aura encore ma tante Elise et je ne la supporte pas moi non plus...

Marianne

partir avec elle?

le 21/04/2005 à 08h26
Qu’est ce que j’ai bien fait de me faire arrêter.. je profite enfin de ce que j’ai cotisé durant des années sans d’arrêt maladie. Ah oui vraiment, j’ai très bien fait. En plus j’ai pratiquement rien eu besoin de dire au toubib, il a tout de suite deviné. De toute façon je me doutais bien que j’étais en dépression. J’ai eu du mal à me le faire rentrer dans le crâne, mais là, c’était devenu une évidence. Mon vieux tu fais une dépression comac !!! ce qui est plutôt chiant c’est qu’il y a le traitement qui va avec,j’ai la trouille moi de ces médocs, je sais même pas si je vais m’y accoutumer, il m’a juré que non le toubib. Du Prozac, j’en entends tellement sur ce truc ! ça fout la trouille quand même. Enfin bon, je vais le faire son traitement, peut être que ça me fera du bien. Pour le moment la seule chose qui me fasse du bien c’est que je sois chez moi et pas sur la route ou dans ces magasins de merde. Je crois que vraiment, jamais, oh grand jamais, je ne ferais de courses,juste parce qu’il faut que je rentre dans une grande surface. Non je laisse ça à Marianne. Ça lui fait une tâche supplémentaire oui c’est vrai, mais bon, elle a l’habitude de ça, et en plus elle a un don pour ça. Ca ne dure même pas plus d’une heure avec elle. Ça doit être dans les gênes de la femme ça, les courses !! Que je suis con des fois, j’ai de ces pensées qui seraient dignes d’un Néanderthal .
Elle me laisse de drôle de message Marianne en ce moment, la voilà qui voudrait qu’on se retrouve tout les deux, qu’on parte tout les deux je ne sais où, et les gosses ? on en fait quoi ? Et puis est ce qu’on aura quelque chose à se raconter ? Je ne suis pas sûr, c’est ça qui est terrible, je ne pense pas qu’on aura quelque chose à nous dire, vu la teneur de nos grands discours à la maison. Je sais que ça vient du fait que le quotidien est installé depuis de nombreuses années, mais je vois bien qu’on a pas grand chose à se dire, alors un tête à tête durant une semaine !! je n’ose y penser. C’est vraiment à se demander ce qu’on fait encore ensemble. Les enfants nous font rester ? c’est lamentable de penser ça, mais je crois bien que oui. C’est en tout cas l’idée que je me fais de notre futur, rester ensemble pour les enfants. Ceci dit, ils sont pas loin de partir, sauf peut être Agathe, qui va rester encore un moment, mais Alex, mon fils, quand il sera parti celui là, ça va être encore plus la mort ici !!! J’appréhende déjà. C’est pas 3 mois de traitement au Prozac qui va me falloir, mais un an.
Oh que c’est pas gentil pour Marianne tout ça, elle qui aimerait tant me retrouver, je le sais, elle n’arrête pas d’y faire allusion, de me l’écrire par ce biais, et moi je ne sais quoi penser. Je serais donc un éternel indécis, un éternel insatisfait. En fait j’aurais du rester célibataire moi, je me serais pas fait chier avec tout ça.
Non c’est sûr je ne partirais pas seul avec elle je ne sais où. Je ne pourrais pas résister à l’ennui et à la pauvreté de ma conversation.
Au moins c’écrit noir sur blanc, ce n’est pas de sa faute, mais de la mienne.

Vincent

Communication

le 19/04/2005 à 16h49
Par Marianne

Vincent pourquoi n’arrivons nous pas à nos parler en dehors de ce lieu ?
Qu’est-ce qu’il nous arrive ?
Je ne sais même pas comment répondre à tes écrits, je découvre tellement de choses en te lisant….
L’autruche se réveille !
Je crois que je ne voulais pas voir que tu n’allais pas bien, qu’il fallait que je l’entende ou que je le lise..
Mais est-ce que je suis moi capable de te dire quand je ne vais pas bien ? Non, je ne crois pas. Tu le sens, je le montre, je suis à bout de nerfs et à fleur de peau, prête à chialer pour tout et n’importe quoi.

Alors, pourquoi cet entêtement à vouloir te faire parler de ce qui ne va pas ? Il y a des fois ou je me déteste, je vois bien que je t’éloigne de moi avec ma façon d’insister pour savoir. Mais tu sais, c’est parce que je t’aime et que je suis inquiète de voir que tu es triste et fatigué et énervé.
Je ne le fais pas exprès Vincent, la tension monte et je finis par demander car je ne sais plus voir si tu fais la tête ou si tu me fais la tête.

Vincent, ce serait bien qu’on arrive à se parler de vive voix ce soir. Les gosses sont en vacances, je vais leur payer le cinéma et même le resto, comme ça nous serons seuls. Je te promets que je ne vais pas m’attaquer au ménage ou au repassage, après tout c’est secondaire.
Je vais préparer à manger ou encore mieux, je vais commander le repas chez le traiteur chinois de la rue Magnelli. Un dîner en tête à tête et on parlera si tu en as envie.

Puis, tu partiras te reposer si tu veux ou on partira ensemble, le Canada ou les Antilles, peu importe pour vu que ça soit loin de notre vie de merde d’ici.

Et si nous devenions notre priorité Vincent ?

la fuite

le 19/04/2005 à 14h34
Seul à deux pas de chez nous
Tu t’es endormi sur le clavier écris tu Marianne, si tu savais où j’étais moi.. Téléphone coupé Coupé du monde, pourtant dans ma rue. Oui Marianne, j’étais dans notre rue, garé à 5 maisons de la notre. Je suis arrivé à 21H37 exactement, à l’heure de cette clio de merde. Pas confortable les clios pour y passer la nuit. Garé près de chez nous, notre maison, qu’on a eu du mal à avoir, qu’on paye toujours, et où je t’imaginais dormir, sans aucune pensée pour celui qui voyage tout le temps pour des cons. Je ne suis pas rentré chez nous, je ne rentrerais plus. Je vais te quitter Marianne, je vais partir. Tout le long de la route j’ai pensé, la radio en sourdine, je ne l’écoutais même pas, je crois que j’ai dû rouler à 90 pas plus sur l’autoroute, j’ai dû me faire ouspiller par tout le monde, j’en ai rien à foutre. Je vais partir, loin, je vais partir, et si tu m’aimes autant que je le crois, tu me laisseras partir. Je ne peux plus, je ne saurais plus jouer la comédie, je ne saurais plus rien faire. Je voulais me faire arrêter pour dépression nerveuse, et bien même pas, je quitte tout, sans prévenir personne, sans rien, je vais partir oui, enfin, le cœur à l’abandon, l’âme en perdition, je vais partir. Quitter tout le monde, toi Marianne qui m’a accompagné pendant tant d’année, vous mes enfants que j’ai aimé, vous tous de ma famille dont je ne me fous même pas, mais qui en êtes venu insignifiants tellement vous vous êtes préoccupé de nous. Partir, partir loin très loin.
J’ai eu l’envie, le désir, c’était là, au bout de mes doigts, la clé sur le contact, prêt à démarrer en trombe et m’enfuir. Voilà le mot est laché, enfuir !! Une fuite, devant tout, bonjour le courage !! Quelle honte mon pauvre vieux, décidément tu ne vaux pas grand chose. Contente toi de faire le bœuf et fait toi arrêter et va dormir dans ton lit ! Je dirais à Marianne n’importe quoi pour le téléphone éteint, plus de batterie tient ! c’est la super excuse ça.
Aujourd’hui je devais aller au siège de ma boite pour le débriefing de la semaine, en tout cas le préparer pour vendredi, peuvent aller se toucher j’irais pas ! je suis chez le toubib moi aujourd’hui. J’ai du courage non ? je résiste, je suis un rebelle, je dois rire là ? non plutôt pleurer. C’est ce qu’il faut pour une dépression.
Bon c’est pas le tout mais il faut que je rentre chez moi, chez toi Marianne, chez nous quoi.

Da Vinci

le 19/04/2005 à 01h09
Par Marianne

Vincent, rentre dormir avec moi……

Deuxième nuit d’insomnie. Je sens que le troupeau de moutons va encore y passer cette nuit. Il est 2h30 et je n’ai pas encore réussi à fermer l’œil. Même ce roman soi-disant fabuleux « Da Vinci Code » qui me sert de somnifère depuis des mois n’a pas réussi à venir à bout de ce manque de toi.
J’ai attendu ton appel Vincent. Je suis restée scotchée au téléphone, je me suis déplacée avec mon portable et le sans fil de la maison de peur de rater ton appel. Dix-neuf heures, rien. Vingt heures, toujours rien.
J’ai abrégé avec Annie et avec Laurent. Vingt deux heures, toujours rien.
Ton portable est coupé. Ou est-tu Vincent ? J’ai imaginé que tu allais me faire la surprise de rentrer ce soir mais tu n’es pas là. C’est la première fois que tu ne m’appelles pas. Je suis inquiète. Je ne sais même pas ou tu dors. Je ne sais même pas si tu dors.
Je vais regarder la télé, ça m’a toujours fait dormir la télé. Marianne tu dérailles ! Tu vas avoir une tête de quoi demain matin ?
Si tu étais là je crois que je te piquerais une cigarette, ce soir je comprends enfin pourquoi les gens fument. Je rêve d’une cigarette et d’un bon whisky. Tu dois penser que je suis idiote quand je m’entête à ne pas toucher à l’alcool, ce point non-commun me paraît si idiot aujourd’hui, idiot et important à la fois car il m’éloigne de toi. Quand tu rentreras cette semaine c’est moi qui nous servirai deux skys !
Ce soir, après l’école j’ai rangé les affaires d’hiver, on ne va plus avoir besoin des pulls maintenant. J’adore ton pull rouge, celui à col roulé que tu mets quand on part à la neige. C’est devenu tellement rare de partir en vacances que nous deux. Je l’ai plié et déplié ton pull, je l’ai senti avant de la ranger, il m’a transportée dans ce chalet trop bruyant de Méribel qui sentait la fondue et le vin chaud. Mes narines humaient tes grogs bien citronnés et l’odeur du feu de cheminé…
Nos dernières vacances en amoureux, et dire que j’avais piqué une colère folle quand tu nous as perdus en voulant raccourcir la rando à raquettes. J’étais frigorifiée, tu as quitté ton anorak pour me passer ton pull rouge, tu avais peur, j’en suis sure, et moi à la place de te soutenir, je râlais, quelle conne !

Tu ne devineras jamais Vincent, hier soir je me suis endormie sur le clavier en t’écrivant. Je n’ai pas eu besoin de recompter les moutons et les chèvres. La magie de nos dernières vacances et de ton pull rouge ont réussi à m’apaiser. Il est 6h30. J’ai dormi. Ou que tu sois saches que tu es l’amour de ma vie.

Je t’aime Vincent.

dans ce parc

le 18/04/2005 à 18h06
Mercredi dans notre France profonde

Encore une journée à faire dans cette région. C’est pas qu’elle est pas belle non, c’est que j’ai rien à y faire. Je sais que j’y bosse pour le compte d’une méga boîte américaine et que depuis qu’ils nous ont racheté, c’est devenu invivable. De toute façon je reste sur ma position, en rentrant à la maison, je me fais arrêter, méga dépression !! Au moins j’aurais cotisé à la sécu pour quelque chose. J’en ai marre de me faire exploiter. D’ailleurs j’en arrive à me demander si je n’exploite pas les autres moi aussi. Après tout, ça se trouve j’exploite les sentiments que peut avoir Marianne pour moi. Je profite allègrement de ce qu’elle m’aime pour faire passer un tas de chose. Tout ce que je ne fais pas à la maison peut être, mes humeurs, et je ne sais quoi encore. Parfois je me dégoûte, mais bon je suis comme ça, je ne vais pas changer, c’est trop tard. Si ? Non ? J’en sais rien. Cette journée n’en fini pas. Je me suis taper le centre Leclerc de Nevers, un autre dans la banlieue, ça me fait drôle dire banlieue pour ici, je me suis fait une supérette d’opérette tenue par un arabe. Suis sûr qu’il est encore ouvert à 23h00 ou le dimanche celui là. Ca me fait rire aussi ! Y en a des choses qui me font rire aujourd’hui, et pourtant le cœur n’y est pas. Bizarre bizarre, vous avez dit bizarre comme c’est bizarre !!
C’est tout ce que sais dire moi. Les choses sont bizarres, les gens sont bizarres, le boulot est bizarre, et moi aussi je suis bizarre, tout est bizarre. Demain je rentre chez moi, je vais dormir au moins une journée entière, et qu’on vienne pas me casser les pieds pendant ce temps là. J’espère que Marianne n’aura pas une catastrophe à m’annoncer, parce que là je suis pas de taille, faut que je dorme, et éventuellement ne plus me réveiller. Le pied ne plus se réveiller, dormir dormir dormir !! Je ne demande que ça moi, dormir, et je n’y arrive même plus..
Y a un peu de soleil ça fait du bien. Voilà ce que je voudrais, partir en vacances au soleil et me faire dorer la pilule sans rien foutre de la journée. En bref je ne sais pas ce que je veux, soit dormir, soit partir, soit être seul, soit être accompagné !! Je ne sais pas ce que je veux non. La dépression je ne l’ai pas volé je crois. Nervous breakdown, si on m’avait dit que je m’en taperais une, je ne l’aurais jamais cru. Qu’est ce que j’ai fait au bon dieu pour être si mal ?
Je vois tout en noir, je crois que je suis au bout du rouleau, au bout de tout. Qu’est ce que peut bien faire Marianne à cette heure ci ? D’ailleurs quelle heure est il ? J’en sais rien, je m’en fous
Je suis bien assis dans ce parc, j’ai un dernier magasin à me faire, et après je rentre à l’hôtel.
Où je rentre directement à la maison. Qu’est ce que je fais ? Je ne sais pas, je vais à l’hôtel, ou je rentre à la maison. Pile ou face ? Et pourquoi pas face ou pile ? Je suis assis sur ce banc et je prends le soleil pour le moment. Pensant, revenant sur ce que je ressens, sur mes états d’âme à la con. Du soleil, oui du soleil, c’est finalement tout ce que je demande.

Insomnie

le 18/04/2005 à 00h46
Par Marianne

Vincent tu me manques !

Tu vois, il est 3 heures du matin et je ne dors toujours pas, j’ai eu beau essayer de lire, de compter des moutons et de respirer par l’abdomen rien n’y fait. La mère de Karen m’a pourri ma journée, je suis tellement fatiguée que je n’arrive même pas à dormir.
Si seulement tu étais là mon amour, juste à mes côtés, même endormi… Tu vois, je ne demande rien d’extraordinaire, je voudrais juste te sentir près de moi, t’entendre respirer, ça m’apaiserait.
Quand j’ai des journées comme ça je m’aperçois de la chance que j’ai, en général on me respecte à mon travail.
Je vois à tes réflexions que c’est loin d’être le cas pour toi dans ta boîte. J’aimerais tant que tu te confies à moi. Tu sais, c’est difficile quand tu es à la maison d’arriver à savoir si tu fais la tête ou si tu me fais la tête si tu ne me dis rien. Après, pour changer, on se la prend la tête ! et comment ! Tout y passe et on finit par se disputer pour des broutilles.

Si je pouvais formuler un vœu là tout de suite, ce serait de partir loin d’ici avec toi ! Les îles… les Antilles ou les Maldives, oublier le froid et le travail et des fois oublier même toute cette logistique familiale qui finit par me rendre aigre.
Oublier tout cela pour me retrouver là où je préfère.
Dans tes bras !

Je t’aime Vincent, il me tarde d’être à jeudi.

reflexion après la nuit

le 17/04/2005 à 08h42
J’ai mal dormi, pourquoi est ce que cela ne m’étonne pas ? Une bonne nuit de repos m’aurait fait du bien pourtant. Je vais me lever, prendre ma douche, descendre prendre le petit déj, avec tous ces cons, comme moi, qui loin de chez eux, pour leurs « affaires » vont s’empiffrer du buffet de viennoiserie. Moi j’en prends toujours plein, pain aux chocolat, croissants, tartines. Pourquoi ? Si je le savais, à la maison je ne mange pratiquement pas. Société de consommation, qui nous attaque dès le matin au lever. En tout cas c’est vraiment décidé je me fais arrêter en rentrant ce soir, où alors demain matin. En attendant va falloir que je me tape le directeur des achats du Leclerc et installer ma camelote dans son rayon. J’ai pas envi. Pourquoi ça ne m’étonne pas ça non plus ? J’en rirais presque de mes réflexions à la con. Bon alors tu te lèves oui ? J’ai une de ces flemmes ce matin, c’est fou, j’ai l’impression que même la douche ne me réveillera pas. C’est dans la tête ça, j’en suis persuadé. Je partirais bien au Canada moi !! Mais pourquoi je pense au Canada moi ? Cà doit être beau le Canada, sous la neige, je me ferais bien une virée d’une semaine ou deux, mais alors sans les gosses !!! Sans Marianne ? ouais, je sais pas, ho si, avec elle quand même, ça la foutrait mal si je lui annonçais « bon ben je me tire au Canada, à plus tard !! » je me marre !!! Non je l’emmènerais bien sûr, sauf qu’il faut attendre les vacances scolaires bien sûr, because son job avec les marmots des autres, et puis de toute façon y Agathe et Alex, ils sont beaux être débrouillards ces deux là, ce sont d’abord des feignants de première. Si on leur fait pas tout, si tout n’est pas mâché ils foutent rien !! Enfin si Marianne ne fout rien… C’est vrai qu’elle à en fait 2 vies en une seule. La maison à entretenir avec tout ce que ça comporte, élevage des gosses, ça me fait rire ça, élevage des gosses !!!! Et puis « son » école ! Et moi dans tout ça ? Combien de vie j’ai ? Une seule, et qu’elle vie !! Lamentablement banale, et simple en fait. Une vie de con ? Oui j’en suis maintenant convaincu. Quand je serais arrêté je passerais l’aspirateur, ça lui fera plaisir. Ouais, peut être bien. Et si je refaisais les papiers peints de la chambre ? Elle en a marre de voir le même depuis. Combien de temps je n’ai pas refais ça ? Hou lala 6 ans ? Des fois je comprends qu’elle gueule.. Mais j’en ai marre d’entendre gueuler, j’en ai même marre de m’entendre gueuler, c’est pour dire..
Aller extirpe toi du lit bordel, on va te piquer toutes les viennoiseries.

Quelle Journée de Merde !

le 16/04/2005 à 18h26
Par Marianne


Je n’en peux plus moi ! Des fous ! Bientôt il faudra aussi faire l’éducation des parents… Karen est tombée dans la cour de l’école, sur la tête. Elle courait après Mehdi et elle s’est étalée. Elle saignait de la tête, je l’ai donc conduite à l’infirmerie et là qu’est-ce qu’on découvre ? De la crasse mais de la crasse… inimaginable ! Fallait voir ce qu’elle avait derrière les oreilles la Karen. Elle s’était écorché le front, rien de grave mais ça saignait abondamment. On désinfecte et quand elle nous dit qu’elle avait aussi mal au genoux on relève la jambe de son pantalon et là… je peux vous dire que le derrière des oreilles était propre à côté !
Compte-rendu au directeur qui décide de convoquer immédiatement les parents.
La mère de Karen arrive un peu avant midi. Affolée, elle crie et veut voir sa fille immédiatement. La petite avait juste une belle bosse sur le front et un petit pansement. La maman s’effondre en pleurs, s’assoit par terre et prend Karen dans ses bras. Il était midi, j’ai confié les enfants à ma collègue et j’ai attendu patiemment que la mère se calme. Quand en fin elle s’est calmée, elle s’est mise debout et m’a demandé qui surveillait les enfants pendant la récréation et qui était ce Mehdi. Je lui ai dit que tous les enseignants étaient dans la cour et que Mehdi était un élève de CM2.
Sa colère est montée, elle a commencé à m’insulter, bonne à rien, incompétente, fonctionnaire de merde. Karen pleurait en répétant à sa maman qu’elle n’avait rien, qu’elle allait bien.
Madame Richard a saisi sa fille par la main, elle est partie en la traînant presque dans le bureau du directeur. Au passage, elle a insulté tout le personnel de l’école et menacé de porter plainte contre l’école et contre Mehdi.

Autant vous dire que je suis vidée moi ce soir. C’est la première fois que je suis contente de savoir que Vincent ne rentre pas. Je vais pouvoir me détendre tranquillement. De toutes façons il est ailleurs, quand je lui parle de mon travail il ne m’écoute même pas trop absorbé par son chef de secteur. Je ne le sens pas bien Vincent, des fois il me fait peur. Il est dans son monde, j’ai comme l’impression qu’il s’abrutit devant la télé pour ne plus penser.
C’est tant mieux s’il dort dans son Kyriad, ce soir je serais incapable de lui faire la conversation, je suis fatiguée, éreintée et ça il ne s’en est jamais rendu compte. Lui aussi pense que mon petit boulot de fonctionnaire est un petit boulot bien tranquille ! Si au moins j’arrive à dormir avec tout ça….

et si...

le 14/04/2005 à 15h22
Je le savais, j’en étais sûr de toute façon que c’était un connard ce chef de secteur. Bonjour les objectifs qu’il m’a donné. Je n’y arriverais jamais, c’est du boulot de fou, je vais leur claquer dans les pattes ça va pas tarder. Quand est ce que je vais gagner au loto moi ? Faudrait peut être que je joue avant. Bon aller après cette journée bien rempli, une bonne douche et ça ira mieux après. C’est ce que je me dis tout le temps de toute façon dans ces chambres d’hôtel.
J’ai l’air de quoi là, vautré sur le lit même pas confortable, même pas une nana à côté de moi. Pourquoi faire d’ailleurs ? j’ai même pas envi d’une nana, je suis tellement crevé, mais je crois qu’au delà d’être crevé, je suis dégoutté, blasé, ou je ne sais quoi, mais j’ai même plus le courage de draguer une minette et de la tirer. Putain comment je parle moi, j’étais pas comme ça avant, c’est pas possible ça. Suis je comme ça à la maison ? Je parle comme ça aux gosses, à Marianne ? des fois quand je me regarde dans la glace j’ai honte de moi. Honte de ce que je fais subir aux autres, honte d’être ce bœuf affalé tout le week end pratiquement quand il est chez lui. Mais qu’est ce qu’elle doit penser Marianne ? Non mais c’est sûr elle a un amant, elle peut pas se contenter d’un mec comme moi, c’est pas possible. Je lui en voudrais même pas, c’est comme ci je lui avais mis dans les bras de par mes attitudes. Tu parles d’un orgueil de mâle, je me fous de savoir si ma femme à un amant, c’est vraiment n’importe quoi, mais qu’est ce que je peux faire d’autre de toute façon ? j’ai pas de preuve, j’ai rien dans les mains.
Bon aller un petit effort, je vais prendre ma douche et j’irais faire un tour dans la ville, cette bonne ville de nevers, j’irais sur le canal ou Bérégovoye c’est flingué, peut être que je ferais la même chose que lui tient, c’est une idée ça. putain de vie, j’aurais même pas le courage de me foutre dans le canal, et puis qu’est ce qui vont devenir à la maison ? sans moi, sans le fric que je ramène. Je ris tout seul, j’entends déjà Marianne si elle avait capté ce que je viens de penser. « tout le fric que tu gagnes ? tout le fric que tu gagnes ? et moi alors je gagne pas ma vie ? j’ai pas de revenus ? je suis bénévole ? » le pire c’est qu’elle a raison, faudrait vraiment que je change moi.. Aller hop à la douche ! Putain cette flemme, c’est fou ça.. j’ai pas envi, j’ai envi de rien, si j’ai envi d’une chose, je pensais pas que j’en arriverais à le dire d’ailleurs, j’ai envi de rentrer chez moi, de foutre mes pantoufles et de m’asseoir dans un fauteuil et de bouquiner le Téléloisirs. Ça me fait mourir de rire ça, je suis vraiment le roi des bœufs !!!
Irrécupérable, bon à jeter, perdu pour tout le monde, y compris pour moi même. La honte de chez honte. J’en ai ras le cul de Ducros il a qu’à se décarcasser avec quelqu’un d’autre, j’en ai trop marre là trop marre, je rentre à la maison demain, je me fais arrêter et je sombre dans ma dépression, y a pas de raison qu’il n’y ait que les autres qui en fassent,moi aussi après tout, je veux ma nervous breakdown .. et je l’aurais.

Pourquoi ?

le 14/04/2005 à 14h53
Par Marianne

Vincent ne me touche plus et j’ai du mal à le vivre……
Il part le lundi, et quand il rentre le jeudi soir épuisé par son travail qu’il n’aime plus, il dort, il a besoin de décompresser.
Vincent me manque, notre intimité me manque.
Je me sens si seule quand il n’est pas là….
Je me surprends à l’imaginer dans sa chambre d’hôtel, seul, aussi seul que moi ici dans notre grand lit.
Il me téléphone tous les soirs, nous échangeons rapidement nos journées et il me laisse pour aller manger. Quand il m’appelle il est toujours pressé, il est si loin de moi, si loin de nous.
Il n’y a que quand il parle à Alex qu’il prend son temps, il est tellement content d’avoir un fils ! Ils ont une formidable complicité. Alex guette le retour de son père le jeudi soir et ils passent un long moment à discuter, entre hommes. Je suis presque jalouse de ces moments d’intimité qu’ils s’accordent. Vincent à envie de retrouver Alex et Alex a envie de retrouver Vincent.
Vincent n’a plus envie de me retrouver.
Il y a des soirs ou la paranoïa m’atteint et je me dis que Vincent ne m’aime plus. Je me dis qu’il n’est pas seul dans sa chambre d’hôtel et que c’est pour cette raison qu’il abrège ses appels du soir. Je me dis aussi qu’il rentre à la maison par obligation.
M’aime-t-il encore ?
Nous ne parlons plus de nous. Nous réglons les affaires familiales, celles que je refuse d’assumer seule. Aucun projet commun, pas de sortie, pas d’envie. Il est fatigué ! Son travail lui prend toute son énergie.
Pourquoi Vincent n’a plus de désir pour moi ?
Pourquoi quand je tente une approche il est toujours fatigué ?
Pourquoi quand il cède à ma demande je reste avec une vague impression qu’il abrège ces rares moments d’intimité ?
Pourquoi je doute de tout ?
Pourquoi je doute de moi ?
Pourquoi je doute de Vincent ?
Pourquoi je doute de notre amour ?

leclerc à nevers

le 13/04/2005 à 13h02
Par vincent

Cette route qui n’en finissait plus ! je pensais pas que ça faisait aussi loin Nevers.
Mais qu’est ce que ça me gonfle tout ça. je sais même pas où il est ce Leclerc ? y pas un péquin dans ce bled à qui je pourrais demander la direction.. tient ça s’appelle comment les habitants de Nevers ? j’en sais rien, je m’en contre fous de toute manière.
Je me demande si le chef de secteur, il faut autant de kilomètres que moi, tout en étant chef ? Je devrais me renseigner pour voir, le placer dans la conversation style « et vous, vous faites combien de bornes par mois ? » de toute façon il en a rien à foutre de ce que je fais moi.
Faut pas que j’oublie d’appeler marianne, lui dire que je suis bien arrivé, sinon elle va encore me faire une scène, et je commence à en avoir soupé de ses scènes. Scènes pour ci, scène pour ça, pour le truc par ranger, pour mon jogging qui traîne dans la piaule, pour les chaussons pas rangés. Pfff que c’est pénible tout ça, à crois que j’ai que ça à faire. En plus d’hurler contre les mômes parcequ’ils rangent rien, voilà que maintenant c’est après moi. Avant je me souviens avant, ça n’arrivait pas, elle s’en foutait aussi du ménage et de la baraque en général. On vivait tout simplement. Putain quand est ce que ça s’est écroulé tout ça ? Quelle vie de merde ! Qu’est ce que j’ai fait au bon dieu pour mériter ça moi ?...................
Voilà je l’appelle pour la prévenir que je suis bien arrivé et je me fais renvoyer dans mes 22 mètres tout ça parce que j’ai pas fait le plein de la bagnole avant de partir et qu’elle a été obligé de s’arrêter à la station avant d’aller à l’école. Merde merde merde !! fait chier Marianne !!! tu peux pas bouger tes fesses un peu ? c’est à croire que la baraque s’écroule quand je suis pas là. C’est vraiment la misère. J’allais y aller quand de toute façon à la station service ? ce matin avant de partir à 4h30 du mat ? non mais elle est pas tarée ma femme ?
Ça m’use tout ça à force, ça m’use… bon c’est pas le tout faut que je trouve ce con de chef de secteur maintenant……….c’est forcément un connard.

Pour un lundi !

le 12/04/2005 à 22h02
Vincent m’a encore fait une crise au téléphone ce midi. Je ne sais plus comment le prendre.
Je vais me mettre en grève, voilà ce que je vais faire !!
Non mais ! Je me demande s’il ne reste avec moi que par commodité. C’est bien de mettre les pieds sous la table en rentrant et le cul sur le canapé le soir. Pendant ce temps j’organise la maison et en plus il crise.
Monsieur crise maintenant !!
Je n’ai pas que sa lessive et son repassage à faire moi !!
Et je ne suis pas la boniche de tout le monde ici !!!
Déjà qu’il ne rentre pratiquement que le week-end, si en plus il crise tous les lundi matin à cause de ses affaires, il va finir par les emmener au pressing ses affaires , tiens c’est une idée ça . Au moins j’aurais le temps d’aller chez le coiffeur moi, ou d’aller manger avec Annie ou de ne rien faire pour changer.

Et dire qu’avant il rentrait tous les soirs même s’il était à 150 km de la maison. Maintenant il dit que les trajets le fatiguent, il rentre le jeudi soir, le vendredi il s’enferme dans le bureau et en sort le midi pour aller manger dehors avec des collègues, ses statistiques le mettent de mauvaise humeur le pauvre… ça me fait rire ! jaune ! Il m’énerve !

Il a songé un seul instant à tout le travail de correction et de préparation que j’ai à faire moi ? C’est pas la maternelle les CM1/CM2, puis trente élèves et deux niveaux c’est beaucoup de travail. Monsieur demande ce que je fais le mercredi ??? Il n’a qu’à être là le mercredi !

Puis il ne s’intéresse plus du tout à moi Vincent. J’ai envie de pleurer et de le tuer quand il me fait des scènes comme ça.

ou sont mes affaires?

le 12/04/2005 à 21h27
c'est tout de même fou ça! Marianne a des heures de libres avec son job et il faut que je cherche mes affaires tout le temps! il est 6h du mat et je dois me barrer marner. fait chier! où elle est cette chemise, merde c'est celle là que je veux. c'est fou!! je me demande bien ce qu'elle fait les mercredis où y a pas école, ou dans l'après midi quand elle rentre à 16h30? mais qu'est ce qu'elle fait? elle va tout de même pas me dire que c'est agathe ou alex qui lui prennent du temps, ils sont grands maintenant. ça me gonfle sérieusement. je ne sais pas laquelle je vais mettre maintenant. et mon chef de secteur qui veut me voir avant le déplacement sur Nevers. ça me gonfle, mais ça me gonfle tout ça. et si je me faisais porter pâle, après tout y en a qui ne s'en prive pas, pourqoui je ne le ferais pas moi.. oui mais d'un autre côté, j'aurais à rester à la maison et avec tout le monde sur le dos. aller non je vais pas me faire arrêter et je vais affronter l'autre con avant mon déplacement.

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