Dernières pensées du jour
Mais comment ce fait il que tu te préoccupes de ce que je vais faire ? Comment ce fait il que les enfants soient inquiets à ce point là ? Est ce que vous auriez peur que je ne puisse plus subvenir à une quelconque pension alimentaire ? Est ce que mes deux enfants chéris, auraient peur que leur père chéri, ne puisse plus leur acheter les dernières fringues qu’ils désireraient ?
Est ce que quelqu’un a pensé à moi dans tout ça ? Est ce que quelqu’un sait que ça fait des années que je me fais chier, car c’est le mot, dans un boulot qui m’oppresse, qui m’étouffe, qui m’asphyxie ? Et pourtant je crois bien que je vous l’ai fait assez payer, si je lis bien tout ce que tu as pu écrire. Ma mauvaise humeur, mes coups de gueule, mes cris, mes accès de solitude devenus de plus en plus fréquent. N’est ce pas des signes précurseurs d’un état que l’on appelle dépression ? Mais si tu le sais par cœur Marianne, mais si. Tu le sais que je ne vais pas très bien, mais je te rassure, je me soigne, et d’ailleurs je commence à y voir de mieux en mieux dans ma vie. Je vis seul reclus. Je bosse chez ces cons la journée, je rentre dans mon petit « chez moi » le soir, je dors ( peu ), et je me lève le matin, et je recommence le train train quotidien qui rythme ma vie. Oh je sais bien que tu vas me dire, haut et fort ! « et moi » avec les enfants, la maison à tenir ( je te l’ai laissé, mais on peu échangé les 6 pièces contre mon studio si tu veux), et tout et tout. Je sais, et d’ailleurs je le sais par cœur, tu me l’as assez serinée durant des années durant. Je ne sais pas si j’aurais le courage d’aller au bout de mon envi de vouloir changer ma vie, de vouloir quitter mon boulot de merde, je ne sais pas. Je sais bien qu’il faut que je mange, qu’il faut que j’aide les enfants, toi accessoirement…
Un autre truc qui me fait bondir.. C’est quoi ces histoires où tu me dis que je te rabaisse aux yeux des gens qui ont pu nous connaître ? Que je te dénigre ? Franchement, tu me crois capable de ça ? Je serais toi, je commencerais à regarder autour de moi, et à voir qui est de ton côté, et qui est du mien, comme ci il devait y avoir un côté à choisir. Ils étaient bien avec nous quand nous étions ensemble, aujourd’hui ils doivent choisir ? Et le pire c’est qu’apparemment ils l’ont fait, tous du tien.. mais méfie toi Marianne, méfie toi, de ce qu’on peut bien te dire, de ce qu’on veut bien me faire dire. Tout ce qu’on me fait dire, ne sort pas de ma bouche.
Je ne suis plus ton Vincent ? non c’est vrai ? Sans blague ? Est ce que je l’étais encore quand je m’enfonçais doucement, inexorablement vers ma chute mentale. Je ne sais même pas répondre à cette question. Certain dirait, « ah ben rien n’est perdu » Ouais si on veut, à la vue des papiers que je viens de recevoir ce midi, notre rendez vous devant le juge pour la conciliation, ce mot décidément me fera toujours rire dans les divorces, est toujours prévu au jeudi 13 octobre à 11h15.
Enfin quelqu’un qui va peut être m’écouter. Quoi que je doute un peu, c’est une femme ! Madame le juge va certainement prendre le parti d’une de ces congénères en détresse. Je ne suis pas sûr qu’elle décèle la mienne.
Alors que fait on Marianne ? On continu de se déchirer ou est ce qu’on devient intelligent ?
Vincent

Commentaires
Par angeval le 25/10/2005 à 11h10
vraiment, c est déprimant
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